Sous le smog de Mexico

image1J’ai choisi la capitale du Mexique pour mes vacances comme d’autres choisissent la plage de Cuba ou un chalet en Estrie. Je savais que j’allais y recharger mes batteries à grand coup de découvertes culturelles. J’ai gagné mon pari : c’est un vrai bonheur d’être ici. Mais parlons des préjugés à l’égard de Mexico, car ils sont nombreux.

Récemment, quelques personnes avec qui je partageais ma future destination me disaient y être passés… pour déguerpir aussitôt. «Il n’y a rien à voir là. Tu dois fuir Mexico, c’est connu.» C’est drôle, eux, je ne les croyais jamais. D’autres me parlaient de leur amour inconditionnel et quasi obsessionnel pour la capitale mexicaine. «Ça fait dix fois que j’y vais et j’y retournerais encore!» J’avais envie d’être eux.

Dangereuse et polluée, ce sont les deux qualificatifs que les gens aiment vous balancer quand il est question de Mexico. Qu’en est-il réellement ?

Impossible de nier la pollution. Mon arrivée dans la mégapole a coïncidé avec l’annonce d’une importante alerte au smog. Une première en 11 ans. Le niveau d’ozone a atteint presque le double des normes acceptables. Comment ça se traduit dans une journée ? De mon côté, par des maux de tête. Rien de dramatique, mais je n’ose imaginer ce que cela peut provoquer sur l’espérance de vie des habitants. Même si les initiatives se multiplient pour améliorer la qualité de l’air, la situation géographique de la ville combinée à l’activité quotidienne de 21 millions d’humains n’ont rien pour faciliter la tâche de décontamination de l’atmosphère.

IMG_5263Et le danger? La violence? J’ai beaucoup voyagé dans les pays latino-américains au cours des dix dernières années. Je ne prends pas des risques pour rien, mais je ne suis pas du genre parano. J’avoue par contre que la crainte généralisée autour de México m’avait gagnée avant mon départ… Mais elle s’est évanouie rapidement. Au fil de mes rencontres mexicaines, on s’est fait rassurant. Honnêtement, je me sens vraiment en sécurité dans les quartiers que je visite. Le truc, c’est tout simplement de ne pas être impliqué dans le trafic de la drogue et de s’en tenir aux quartiers recommandés dans son guide de voyage. J’ai pas trop de misère avec ça.

Toutefois, une chose sur laquelle les Mexicains semblent se mettre d’accord est le choix du taxi. Il faut prendre les taxis officiels ou les Uber parce que beaucoup d’attaques sont répertoriées dans les véhicules non-autorisés. Bref, la criminalité existe bel et bien à México, mais les voyageurs ont de très bonnes chances de ne jamais la côtoyer s’ils s’informent avant leur départ.

Ce serait dommage de passer à côté de cette ville passionnante  par crainte de vous heurter à ses défauts. Bientôt, je jaserai de mes coups de coeur mexicains qui sont très nombreux.

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